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Placements : faut-il miser sur le private equity ?

information fournie par Moneyvox 10/02/2023 à 08:20

(Crédits photo: ©  pathdoc - stock.adobe.com)

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12,2 % par an : tel est le rendement moyen du private equity sur les 15 dernières années selon France Invest. Ce placement pourrait-il être la solution pour doper la performance de son épargne ?

Un rendement très attractif et un support bien plus facile d'accès : le private equity a le vent en poupe. Néanmoins, ce type de placement présente des caractéristiques très spécifiques, dont il faut tenir compte avant de se lancer. Tour d'horizon de tout ce que les particuliers doivent savoir avant d'orienter une partie de leur épargne vers ce placement.

Un support de placement qui permet d'investir dans l'économie réelle

Le private equity est un support de placement qui offre l'opportunité d'investir dans des entreprises de tailles diverses qui ne sont pas cotées en bourse . Cet investissement est un pari sur l'avenir : le gain potentiel est lié à la performance de l'entreprise, au développement de son offre, à sa réussite commerciale et, in fine, à la réalisation d'une plus-value sur la revente des titres.

Il est donc tout à fait possible de perdre tout ou partie de sa mise de départ, et c'est là le principal risque à retenir de ce type de placement. Ainsi, les fonds investis en private equity ne doivent pas provenir d'une épargne de précaution, mais uniquement d'un surplus d'épargne.

Lire aussi : Placements : 4 solutions d'épargne pour préserver ses économies face à l'inflation

Une perspective de rendement alléchante

Si le private equity est sur le devant de la scène, c'est avant tout parce qu'il permet d'espérer des gains importants en comparaison avec la faiblesse des taux d'intérêt des livrets d'épargne notamment. Ainsi, selon l'association France Invest, ce support a affiché une performance moyenne de 12,2 % par an sur les 15 dernières années. Deux fois mieux que le CAC40 (5,1 %) et que l'immobilier (6,3 %) sur la même période, et bien au-delà du 1,3 % moyen offert par les placements sans risques en 2021 !

À nouveau, cette performance potentielle ne doit pas faire oublier les risques inhérents à ce type de placement. Claude Calmon, fondateur du cabinet de conseil en levée de fonds Calmon Partners, rappelle ainsi un chiffre particulièrement parlant : 90 % des startups font faillite, dont 10 % dès la première année d'activité. Par ailleurs, ces placements doivent être envisagés à moyen ou long terme : "vos fonds sont souvent bloqués pour 8 à 10 ans" explique Frédéric Stolar, managing partner chez Altaroc.

Des fonds de private equity de plus en plus accessibles

À l'origine, les fonds de private equity étaient réservés aux seuls investisseurs institutionnels, fonds de pensions, caisses de retraite et compagnies d'assurances. Pendant plus de 50 ans, ces investissements se sont donc faits très discrets. Néanmoins, récemment, certains acteurs ont ouvert la souscription aux particuliers. Depuis quelques années, les montants nécessaires pour investir dans le private equity se sont ainsi fortement réduits , passant de plusieurs millions d'euros à quelques centaines de milliers, puis à quelques centaines, voire dizaines, d'euros.

Résultat des courses : le private equity a vu son nombre d'investisseurs particuliers bondir. Au cours des 6 premiers mois de l'année 2022, ceux-ci auraient investi plus de 1,9 milliard d'euros en private equity selon les données de France Invest. Par rapport au premier semestre de 2021, la hausse est franche : +14 %. Ainsi, au total, la part des investissements réalisés par les particuliers et les family offices, gestionnaires des grandes fortunes privées, serait d'environ 12 %.

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